Chomo (1907-1999)
 

1907 : naissance de Roger-Edmond Chomeaux, dit Chomo, à Berlaimont (Nord), le 28 janvier 1907. Son père tient un magasin d’articles de pêche. Très tôt le fils Chomeaux manifeste des dons pour la sculpture. Sa tante l’initie au spiritisme.

1921-1925 : études aux Ecoles Académiques de Valenciennes, après un Certificat d’Etudes obtenu de justesse. Prix d’Esquisse et de Modèle Vivant, prix de la Plante Vivante et de la Tête d’Expression.

1926-1928 : études à l’Ecole Nationale des Beaux-arts de Paris, dans l’atelier de sculpture de Jules Coutan. Y sera lauréat de quatre prix de sculpture académique : 2ème mention au concours « Figure modelée d’après l’antique », première médaille du Prix Doublemard avec « Un paysan regarde le ciel, un soir. », seconde médaille au Prix Lemaire et Première mention au concours de la « Tête d’Expression ».

1929-1940 : mariage avec Germaine Amélie, caissière de la maison Latreille. Naissance de Michel Chomeaux, l’aîné de quatre enfants (Daniel, Geneviève, et une petite fille, Monique, morte à six mois suite à une erreur médicale). Roger Chomeaux est « artiste décorateur » pour la maison Delarive où il dessine des canevas de tapis dans tous les styles. Le couple Chomeaux habite à Arcueil puis emménage à Paris, rue des Grands Augustins. Création des « laines Minerve », vendues à domicile.

1940-1942 : captivité en Pologne. Rapatriement sanitaire en juin 1941. Achat d’un hectare de forêt à la sortie du village d’Achères, dans la forêt de Fontainebleau. Construction d’une petite maison préfabriquée.

1943-1960 : premières expériences cinématographiques. Vacances familiales à Achères-la-Forêt. Achat des premières ruches. Pendant vingt ans, Roger Chomeaux partagera son temps entre Paris et Achères. Grandes gouaches stylisées, série de céramiques. Découverte de la technique des Bois Brûlés, moulages de plâtre, assemblages de verre cassé. Après la rencontre du poète André Vernier, dit Altagor (1915-1992), Roger Chomeaux devient Chomo et adopte une écriture phonétique en guise de « langage parallèle ».

1960 (mai juin) : exposition des Bois Brûlés de Chomo à la galerie Jean Camion, rue des Beaux-arts, à Paris. Visite du groupe surréaliste, de Jean Cocteau, de Picasso, d’Henri Michaux, d’Anaïs Nin. Enorme succès mais Chomo refuse de négocier et fait échouer les ventes les plus importantes.

1960-1963 : Suite des expériences d’apiculture. Série de collages et de papiers froissés, construction du Sanctuaire des Bois Brûlés avec des arbres morts, du grillage, du staff et des bouteilles.

1964 : au printemps ouverture du Centre d’Art Total Préludien, avec l’aide d’un jeune voisin, ingénieur en bâtiment, Claude Clavel. Une collaboration amicale qui durera environ dix ans. Chomo acquiert une réputation de médium et guérisseur.

1964-1967 : construction de l’Eglise des Pauvres, puis du Remorqueur Réfrigéré, ensuite appelé Le Refuge. Intervention de Roger Frey puis d’André et Clara Malraux pour protéger le site et mettre fin aux plaintes du voisinage. Documentaire de Jacques Ertaud sur le Village d’Art Préludien. Chomo figure, le visage couvert d’abeilles, dans une séquence « choc » du film d’Edouard Logereau, Paris-Secret. A Paris, tournage d’un film d’art expérimental, « Le premier jour est né », avec Claude Clavel. Au cours de l’hiver 1966, Chomo décide de ne pas retourner à Paris et passe son premier hiver dans la forêt, récupérant ses matériaux dans les décharges et les poubelles. Premières expériences de plastique fondu.

1968 : Revenu à Paris pour soigner une intoxication aux vapeurs du plastique, Chomo participe à Mai 68.

Années 1970 : sculptures de grillage et de plastique fondu, masques en mosaïque de brique et de porcelaine, série des Machâmes et des sculptures en grillage blanc. Poèmes et expériences sonores enregistrées au magnétophone. Construction du souterrain blanc, puis du « Couloir du Rêve ». Premiers enregistrements pour France Culture et France Inter, reportage télévisé pour Antenne 2. En 1978, parution de Chomo, un pavé dans la vase intellectuelle, propos recueillis par Laurent Danchin, et diffusion de Chomo, le fou est au bout de la flèche, documentaire de Claude et Clovis Prévost. Le Village d’Art Préludien est présenté à l’exposition des Singuliers de l’Art et commence à recevoir de nombreux visiteurs.

Années 80 : sculptures en béton cellulaire (Siporex), série des Mémoires, grandes peintures bleues sur contreplaqué. Sculptures de plâtre blanc, « dessins proposés au soleil » et « gouaches sous la pluie », « Jouets stigmatisés » et « Bois de sèverine », série des « encrines ». Chomo recouvre sa maison de fresques cellulaires et y peint « La chute des étoiles ». Décès de Madame Chomeaux. Première mention de Chomo dans un ouvrage de portée internationale : Les Bâtisseurs du Rêve, tournage de la télévision japonaise. Visites de Henri-Claude Cousseau, Bernard Anthonioz, Jacques Attali, Jean Hubert-Martin, exploration photographique de Minot-Gormezano. Documentaire d’Antoine de Maximy, création d’une association de sauvegarde, la Fondation Chomo. Un groupe de jeunes supporters commence la construction du « Phare, dernière lumière avant l’Apocalypse ».

1987-1991 : tournage du film expérimental Le Débarquement Spirituel, avec Clovis Prévost assisté de Jean-Pierre Nadau. Début de la série des « encrines ». En janvier 1991, le sculpteur Josette Rispal organise une grande rétrospective Chomo à Milly-la-Forêt, pour fêter ses 84 ans. Nombreux reportages, article sur Chomo dans Raw Vision, la revue internationale de l’art visionnaire.

1991-1999 : Denise Lasbraunias, infirmière de Périgueux, vient partager la vie de Chomo à Achères-la-Forêt. Remariage de Chomo. Série de dessins représentant des Mutants, découverte du « vibrationnisme » et de l’« art cellulaire ». Dissolution de la Fondation Chomo. Le samedi 19 juin 1999, décès de Chomo à l’âge de 92 ans.

En savoir davantage : www.chomo.fr

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